Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Impressions : le stage d'été de Tibo

 

Chamonix 2010

 

   Cette année le stage d’alpinisme estival ce déroule à Chamonix. Une trentaine de pictaviens sont présents. Pour ma part, je pars très motivé cette année, mais mes ambitions vont vite être limité du à des températures très douce depuis quelques semaines. Résultat, aucune course de neige en pente raide ne sont en condition. Le réchauffement climatique ce remarque énormément dans les alpes quand on regard les dates des premiers ascensions qui ce déroulaient pour la plupart en juillet-aout et bien maintenant il faut les faire au plus tard fin juin. Tant pis, il y a encore de très belles courses rocheuses  à faire, avant que tous cela s’écroule!

  Le premier jour on décide de monter à la journée du coté des grands montets pour faire une école de neige et ensuite gravir la petite verte, une bonne mise en jambe. Mais une panne de téléphérique nous oblige à changer de programme. Direction le Montenvers pour une école de glace sur la mer de glace. Cela nous a permit de revoir toutes les techniques de cramponnages (dix pointes, mixte et pointes avant) ainsi que le maniement du piolet, sans ce précipiter pour une fois: il fait beau et chaud. On finit la journée par du secours en crevasse.

 

  De retour au camping on organise les montés en refuge pour le lendemain. Albert 1er pour le l’aiguille du Tour, les conscrits pour les Dômes de Miage. Tandis que moi, je monterais au requin par midi plan, en compagnie d’Estelle, Marc, Vincent L., Vincent V. et Yves.

 

 

Midi-Plan

 

1305.jpg

arête Midi-Plan

 

   Départ 7h00 du téléphérique de Chamonix. L’arrivée en haut de l’aiguille du midi est splendide, je découvre pour la première fois tous les sommets de la vallée blanche en réel ( Grandes Jorasses, Dent du Géant, Grand Capucin…).

 Je suis en cordé avec Vincent L., Estelle avec Marc et Vincent V. avec Yves. Le début de l’arrête et neigeuse, elle est parfois magnifiquement aérienne. La progression ce fait rapidement jusqu’au passage versant nord. Là on quitte l’arrête pour traverser des pentes de neige avec un petit passage délicat, ensuite on remonte un couloir de pierre pour rejoindre l’arrête. A partir de là, on monte sur le rognon, l’arrête devient rocheuse. En haut du rognon on descend en deux rappel pour rejoindre l’arrête de neige. De là on a plus qu’a remonté l’arrête de neige puis quelques pas de roche pour arriver au sommet de l’aiguille du plan.

 

1309

Au sommet devant le Mont-Blanc

 

 J’ai trouvé la course très intéressante car elle est variée (arrête de neige et rocheuse, pente de neige et quelques pas d’escalade). La vue en haut et magnifique, elle s’étend du bassin de talèfre jusqu’au Mont Blanc. Tout au long de la course on aura pu apprécier le beau temps et la douceur de la température ce qui nous a permis de prendre notre temps. La descente du glacier du requin ce fait sans difficulté, il est bien bouché. Une des seule crevasse a franchir, le pont de neige c’est enfoncé lors de mon impulsion, j’ai bien failli tomber dedans. Le repos sur la terrasse du requin est bien mérité et la gardienne très accueillante. 

 

 

Congo star

 

Garce matinée ce matin au refuge, un levé à 7h00, alors qu’Estelle, Vincent L. et Yves se sont levés à 3h00 du matin pour faire la Renaudie à la face est du requin une voie de 550m assez paumatoire. Hier une cordée anglaise a bivouaqué dedans, tandis qu’eux en reviendrons dans la soirée. Marc, Vincent V. et moi partons dans une voie plus courte « Congo star » à l’aiguille Pierre Alain. Le gardien nous prévient que la voie est semi-équipé alors que dans le topo il est écrit qu’elle est équipé, je vais devoir poser du friend, une première pour moi. Merci au gardien pour les infos sur la voie. On se partage la voie en trois, Marc commence les premières longueurs. Pas facile de grimper avec un sac bien remplie et des pantoufle aux pieds, je tire de nombreuses fois aux dégaines lors de la voie.

 

1344

Vincent en dulfer L4

 

1370.jpg

Marc tout petit dans la magifique L9

 

 Je grimpe en tête a partir de L5, je tire encore à la dégaine pour passer le pas dur de la longueur. Je ralenti la vitesse d’ascension, j’hésite à poser des friends ou pas et lorsque j’en pose je tombe jamais sur la bonne taille en premier. Je fini toute ma partie en tête. Marc reprend le relais, Vincent est trop fatigué pour grimper en tête. La fusée est lancé, il a beau dire qu’il n’a pas grimpe depuis 6 mois, il est toujours là pour accélérer le rythme d’ascension et je le trouve très en forme. C’est peut-être le style dalle-fissure qui lui convient, plutôt normal pour en québécois . La L9 est magnifique, on commence par une traversée aérienne puis on remonte une fissure en utilisant quelques coincements, ce sera la seul longueur en 6a ou je n’ai pas tiré à la dégaine. Je suis contant d’arrivé au sommet, j’ai grimpé à l’arrache tout au long de la voie. La descente se fait tranquillement en 3 rappels. On a traîné dans la voie, on arrive au refuge à 17h30. On décide de redescendre même si l’on sait que l’on loupera le train du Montenvers. On arrivera à la voiture à 23h00 bien fatigué, et pour Vincent V. de bonnes ampoules. 

 

 

Frison-Roche

 

   La météo annonce des orages dans l’après-midi, ont décident donc de grimper dans les aiguilles rouges. Avec Estelle, Lucille, Dominique, Victor et Alain nous partons du coté du Brévent pour grimper la classique Frison-roche. On part pour la première benne à 8h00. Il y a du monde aujourd’hui dans la voie il faudra faire la queue. Alain grimpe devant avec Dominique et Lucille. Moi je le suis avec Estelle et Victor. Les premiers mètre de la voie ne son pas facile. Dominique en voulant éviter le pas de la traversée s’engage tout droit dans du rocher pourri, elle y arrache un gros pavé. Moi qui étais sur la petite terrasse en dessous, j’évite la pierre de justesse, elle viendra s’écraser sur la corde. Je trouve la voie physique, avec toujours de bonne prises de mains, j’adore les voies comme ça. Les passages les plus dur sont des fissures-dièdres ou il faut grimper en dulfer. La dernière longueur tout en dièdre est sympathique.

 

1394-copie-1.jpg

Licile dans un des nombreux dièdre de la voie

 

 

 

Arête Lachenal –Arête des Cosmique

 

   Après un jour de mauvais temps à tourner en rond au camping, on peut même pas grimper à la salle d’escalade, elle est blindé, on part du coté de l’aiguille du midi pour faire deux arêtes en mixte. Pour une première fois, il fera froid en montagne, la station météo de l’aiguille du midi annonce –7° là-haut. Cela n’empêche pas de voir quelques touristes courageux monté en short et T-short au téléphérique du midi.

En haut de l’aiguille du midi, on est plongé dans le brouillard complet. On décide de continuer, il se lèvera 30min plus tard. On restera toute la journée à la limite de la mer de nuage. On commence par l’arête Lachenal, je suis encordé avec Vincent et ma mère, quelques mauvaises compréhensions nous ferons avancer lentement. Il y a du monde dans l’arête, ce qui obligera Batiste et Victor a attendre dans un rappel en plein froid.

 

1416

Batiste, Paul et Vistor sur l’arête Lachenal

 

On fait une pose au cosmique. Il nous reste plus beaucoup de temps pour faire l’arête des cosmique, une cordée décide alors de monté par l’autre coté. Je me retrouve donc encordé avec Vincent et Estelle. La première partie est sans difficulté jusqu’au 2/3 de l’arête. A partir de là, il y a quelques petits murs a grimper, dont une belle fissure oblique avec de bonnes prises pour les crampons, deux petits trous pour les pointes avants. On arrive en haut pour l’avant dernière benne, il ne fallait pas aller moins vite.

 

 

Pointe Isabella

 

1333

Pointe Isabella vue du refuge du requin

 

  Encore plusieurs jours de mauvais temps à chamonix nous oblige à rester dans la vallée. La météo annonce une fenêtre de beau temps pour deux jours, on organise tout de suite des montées en refuge. Le refuge Albert 1er pour certain et moi je monte au couvercle avec Léa, Grégoire, Véronique et Batiste. Tout au long de la longue montée le ciel sera menaçant, et il se mettra a pleuvoir juste après avoir monté les échelles. Le soir au refuge on apercevra seulement quelques instant la face nord des Grd Jorasses.

  Au petit matin, je me lève du dortoir et dès que j’ouvre la porte un alpiniste me prévient qu’il pleut dehors. Je sors dehors et effectivement il pleut les cordes, impossible de sortir du refuge. On se donne donc une heure sommeil en plus et une heure plus tard Batiste constate qu’il pleut toujours dehors. Re belote, on se permet une heure de sommeil supplémentaire. Heureusement les réveils se suivent mais ne ce ressemble pas. A 6h il ne pleut plus, mais le ciel est toujours couvert, ce qui décourage Véronique qui reste dormir au refuge.

On élance donc à 4 pour la pointe Isabella, dans l’espoir du retour du beau temps, et l’espoir ce révéla après 1h de marche, au moment du chaussage des crampons. La dispersion des nuage nous laisse découvrir toute la beauté du cirque de talèfre blanchi par la neige fraîche. Il aura neigé tout de même 20cm.

 

1441.jpg

Les nuage laisse apparaître les sommets platré de neige

 

 Nous serons les seuls a être partis et que c’est agréable de faire une trace dans une neige fraîche. La remontée du glacier ce fait sans problème juste qu’a la rimaye qui est très ouverte. On la travers versant droit. Puis on rejoint la 1er arête de neige sous le 1er ressaut rocheux. On arrête notre ascension a cette hauteur, pour permettre a Léa et Grégoire de redescendre dans la vallée sans louper le train du Montenvers.

 

1455.jpg

Batiste et Léa dans la montée

 

On prend le temps tout de même d’apprécier les joies de la montagne, c’est le dernier jours pour Grégoire . De retour au refuge, je peux enfin apprécier toutes la beauté de la face nord des Grd Jorasses.

 

 

Arête Sud du Moine

 

   Gilles et Dominique nous retrouve au refuge pour gravir l’arête Sud du Moine. Une mauvaise compréhension sur le matériel, et on se retrouve avec un seul jeu de friends. Dominique décide de ne pas y aller.

   On part en nocturne à 5h30 du refuge. Le névé du moine nous oblige a prendre piolet-crampons et on les gardera toute la journée dans le sac. La voie débute dans la face Sud de l’aiguille, il n’y a pas de difficulté technique à par deux petits passages, une cheminée et une dalle, on reste donc en grosse. Il ne faut pas traîner la course et longue, on progresse en corde tendu. On a juste le temps d’apprécier le levé de soleil sur le Mont-Blanc et les Grd Jorasses.

 

1528

Levé de soleil sur les Grd Jorasses

 

1533

Batiste sur l’arête devant le gendarme en T

 

On arrive sur l’arête au niveau d’un énorme gendarme qui tiens en équilibre, on suis l’arête sur une centaine de mètre puis on bascule en face Nord. Le rocher et couvert de neige, on reste donc en grosse. L’escalade devient plus dur, on commence a tirer des longueurs. Je grimpe bien dans la 1ère longueur et j’évite de mettre les doigts dans la neige, c’est plus dur pour Gilles qui est ça 1ère  voie dans un terrain comme cela. La 2ème longueur est le dièdre en 4+, Batiste force et passe la longueur qui est verglacé. Je m’élance derrière lui, je grimpe difficilement sur 4m, en remontant dans une fissure mon pied glisse et c’est la chute, je sens mes doigts se refroidir, je tire à une sangle pour passer un pas puis je plonge mes doigts dans la neige sur la terrasse pour franchir le réta, je trouve le 4+ chamoniard plutôt dur . Gilles décide de mettre ses chaussons et passe la longueur sans difficulté. De retour au soleil en haut de la longueur, je me chope l’onglé. Je suis KO, heureusement Gilles et Batiste me laisse 10min de repos avec la meilleur place du relais. Puis la voie continue sur l’arête et ne quitte plus le soleil. Il y a un dernier passage de 3m en 5, je me rattrape bien en l’enchaînant sans trop de difficulté toujours en grosse. On arrive au sommet vers midi, on est dans les temps on se permet une grande pose pour manger et admirer le paysage.

 

1547

Au sommet devant la Verte

 

   La descend, qui est réputé d'être paumatoire ce passe plutôt bien, et on arrive au refuge à 13h45. La descente du refuge jusqu’au Montenvers et encore longue. Et la remontée des échelles de la mer de glace est épuisante. Retour à la civilisation avec une bonne heure de queue pour le train du Montenvers

 

 

L’aiguille d’argentière

 

      Il fait encore mauvais en cette fin de 2ème semaine, il a neigé très bas cette fois, toutes les aiguilles sont plâtrées, les courses rocheuses sont donc condamné. Heureusement la baisse des températures permettent de faire des courses de neige. Avec Gérard, on voulait faire l’aiguille d’argentière, on décide dit aller avec Batiste et François. On part vendredi, et cette fois le téléphérique nous emmène jusqu’en haut. L’approche du refuge est plus longue que prévu, on met 2h30 alors que le topo indique 1h30. Le cadre est magnifique, on descend des grands montets pour rejoindre le glacier d’argentière. On découvre ainsi, toute la muraille des faces Nord Verte, Droites, Courtes. Le refuge vient juste d’être restauré, il est sympa et très confort. Deplus nous sommes seulement 25 au refuge.

 

1566.jpg

Les Faces Nord des Coutes et du Triolet vue du refuge

 

   Samedi matin, 3h30 départ du refuge pour un dernier sommet. Le ciel est bien dégagé et on a presque pleine lune. On traverse la moraine pour rejoindre le bas du glacier du milieu. Puis c’est partis pour une longue monté de 1000m. La première partie n’est pas très raide, le glacier est bien enneigé du au chute de neige il y a 2 jours mais le regel est tout juste bon, on enfonce un petit peu. On prend du temps pour assister au splendide levé de soleil sur la verte et les droites, magnifique.

 

1587

Levé de soleil sur la verte

 

Puis retour au hostilité, on passe dans une coulé de poudreuse juste sous la pente à 45°, on brasse bien, il n’y a aucun point d’appuis stable et on s’enfonce juste qu’au genou. Ensuite on commence la pente raide. Les 1er 400m sont très large pour rejoint un petit couloir plus raide de 20m, ensuite je suis les traces de la cordée anglaise devant nous qui partent dans une pente à 50° qui arrive directement au sommet. L’ascension est super, je voulais faire une course comme celle-ci. On est tous bien fatigué mais heureux d’être en haut. On profite bien de ces dernier instant, on admire pour une dernière fois tous les sommets du massif.

 

1581

Gérard au pied de la pente à 45°

 

1590

Batiste et Gérard dans la pente à 45°

 

1591.jpg

Batiste et Gérard dans la pente final à 50°

 

1604 

Au sommet devant la verte

 

   La descente se fait sans trop de difficulté, Gérard descendra a toutes vitesse, laissant François et moi derrière. Puis au lieu de repassé au refuge, on décide de prendre un raccourcie, je passe les détails…Arrivé en bas, on prend bien notre temps avant de quitter la montagne.